L'HISTOIRE DE L'ASSOCIATION
Depuis 2011, les salariés et bénévoles de l'association mettent en commun leurs savoir-faire pour faire tourner la recyclerie : permettre à chacun de se débarrasser de ses « inutiles » ; d'équiper sa maison quel que soit son budget et sensibiliser petits et grands à un mode de consommation plus responsable.
La première Recyclerie du Sud Ardèche
L'association « Les Recycl'Arts », c'est tout d'abord l'histoire d'une aventure humaine qui démarre en 2010 avec un petit groupe d'ami.e.s ayant le désir d'œuvrer ensemble sur leur territoire autour d'un projet commun !
C'est parce que nous étions fortement impliqués de manière individuelle dans la récupération et par le constat
qu'une quantité considérable d'encombrants partait à l'enfouissement que l'idée de travailler sur la réduction du déchet a germé.
Après une année de démarches auprès des collectivités territoriales (Communautés de Communes, communes, les Syndicats de déchets SICTOBA et SIDOMSA…), de visites de recycleries et de discussions, nous sommes, au printemps 2011, convaincus de la pertinence de notre projet sur ce territoire.
Cette même année, le SIDOMSA monte une nouvelle déchetterie à St Etienne de Fontbellon avec le label « ressourcerie » mais pour pouvoir bénéficier de ce label il a besoin d'une association et….nous sommes là.
Nous organisons notre première fête des Recycl'Arts pour faire connaître le projet et récupérer un peu de trésorerie pour démarrer. Avec 600 € de trésorerie en poche : nous louons un local à Largentière, embauchons le premier salarié en contrat aidé et ouvrons en mai 2011.
Une aventure humaine et collective
L'aventure continue au sein d'une association vivante qui ne cesse d'évoluer et qui met l'humain au centre de son projet.
L'équipe de bénévoles, de salariés et de jeunes expérimentent ensemble l'autogestion au quotidien. En effet l'organisation des activités quotidiennes de la recyclerie est autogérée : collecte, tri, valorisation, vente et sensibilisation.
Les salarié.e.s sont tou.te.s à temps partiel et sont polyvalent.e.s : tout le monde fait de la collecte, de la valorisation, de la vente et participe aussi à la réflexion et à l' organisation du travail. Chacun a aussi « sa spécificité » (valorisation, administration, création, animation, test du petit électro ménager, aménagement.. ).
Le bénévolat peut prendre plusieurs formes :
- aide ponctuelle sur des journées collectives (tri d'objets spécifiques, aménagements etc)
- intervention régulière sur une durée plus longue
- les membres de la collégiale sont bénévoles
L'équipe accueille aussi depuis quelques années des jeunes en service civique qui participent pendant quelques mois à la vie de l'association ainsi que des stagiaires de manière ponctuelle.
Une gouvernance partagée au sein de la collégiale
L'association a une gouvernance de type collégiale.
Quézako ? La collégiale est un mode de gouvernance qui repose sur la collégialité : elle est composée de plusieurs co-présidents et co-présidentes, élu.e.s pour une année lors de l'Assemblée générale et ayant une responsabilité partagée. La collégiale se réunit une fois par mois et prend les décisions au consentement sur les grandes orientations et sur son rôle d'employeuse.
L'équipe des salariés et la collégiale travaillent depuis le début de l'association dans une étroite collaboration.
Certaines problématiques demandant une recherche et un travail plus approfondis sont étudiées en commissions puis présentées en collégiale afin d'être validées ou rediscutées. Ces commissions peuvent être composées de bénévoles actifs, de salarié.e.s et de membres de la collégiale. Elles sont fixées pour un thème donné et sont donc dissoutes une fois que le problème est réglé.
Les salariés participent à tour de rôle, à la collégiale et un représentant de la collégiale participe une fois par mois à la réunion des salariés afin de faciliter la communication entre les deux instances.